Château La Tour de l'Évêque
Château La Tour Sainte Anne

Aujourd'hui encore, une histoire de famille...

Les racines

De vieille souche provençale, la famille Sumeire est établie à Trets, au pied de la montagne de la Sainte-Victoire depuis le XIIIème siècle. C'est à Gabriel Sumeire, grand-père de l'actuelle propriétaire, que nous devons la création et l’extension des domaines viticoles en différents sites de la Provence au siècle dernier.

 

Gabriel Sumeire, visionnaire et bâtisseur d’empire (1880-1968)

Gabriel Sumeire était entreprenant et visionnaire. À l’âge de vingt ans, il quitte Trets et va fonder à Marseille son propre négoce de vins. Il s’y marie avec une jeune Provençale, Claire Delestrade, qui lui donnera en peu de temps cinq enfants, quatre garçons, Elie, Fernand, Raymond, Roger, et une fille, Paulette. Advient la Grande Guerre, Gabriel est alors enrôlé. Pendant les hostilités, sa femme fait seule marcher le négoce de son mari, tout en élevant sa petite marmaille… Négociant en vins clairvoyant, Gabriel pressent déjà que pour maîtriser la qualité de ses vins, il faut pouvoir en maîtriser la production. C’est pourquoi il acquiert en 1922 un premier domaine, la Grande Bastide, dans la commune voisine de Peynier. C’est le premier jalon d’un empire viticole qu’il va bâtir au fil des années dans le Var.
 
Gabriel Sumeire a toujours eu une vision juste de l’avenir : quelques jours avant sa mort, en novembre 1968, il parlait encore ainsi du monde moderne : "Les concentrations de type industriel vont arriver aussi dans notre monde agricole… Je vous ai bâti un empire. A vous de le garder". A la suite de la mort de Claire Sumeire, son épouse, en 1976, un premier partage familial eut lieu en novembre 1977 avec tirage au sort des parts. A Roger Sumeire, quatrième et dernier fils de la lignée, échut le lot dit de "La Tour" avec ses 66 hectares de vignes, ainsi qu’une partie de la propriété de Peynier. En 1985, s’y ajouta une partie du Domaine des Anglades, resté jusque là dans l’indivision. La famille de Roger hérita ainsi de la parcelle "Calignade", soit de 23 hectares de vignes (Hyères).
 

Roger Sumeire, la force tranquille (1916-1997)

Bâtisseur dans l’âme, élevant très rarement le ton, Roger Sumeire, laissait s’épanouir les gens en fonction de leur personnalité en les guidant doucement là où il voulait qu’ils aillent.
 
Il a contribué fortement depuis 1946 à l'agrandissement des vignobles. Roger Sumeire reçoit notamment les insignes de chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole en 1976. En 1997, lors de sa mort, beaucoup de figures marquantes du monde viticole français ont exprimé leur admiration pour cet homme si discret. 
 

Aujourd'hui encore, une histoire de famille...

Régine Sumeire, la fille de Roger, assure la continuité du travail familial. Elle aime à dire que c'est son père qui lui a appris les gestes et les soins de la vigne. Ce même père qui lui disait qu’il avait mené une vie de travail en harmonie avec son grand-père et qui a su parfaitement reproduire ce modèle avec sa fille. La passion de la vigne que tous deux lui ont insufflée anime toujours Régine.
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